Actualités

Colloque international « Médias situés et mobilités partagées »
Les 18 et 19 janvier 2018

Organisation

Owen Chapman, Professeur associé, communication studies, directeur du Mobile Media Lab, Université Concordia.
Aurélie Herbet, Maître de conférences, arts plastiques, Université Toulouse 2 Jean Jaurès.
Bernard Guelton, Professeur des universités, arts plastiques, Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Équipe Fictions & Interactions, UMR ACTE CNRS 8218
http://www.institut-acte.cnrs.fr/fictions-interactions/

The Participatory Media Cluster, part of the Milieux Institute for Arts, Culture and Technology at Concordia University, Montreal

http://milieux.concordia.ca/participatory-media/
Mobile Media Lab, Concordia University, Montreal
http://www.mobilities.ca/

 

Résidence « Ateliers croisés » // 6b // L’Openbach, du 24 au 28 Juillet 2017.

HU.6: Art et Ville Post-Numérique 6-7 Juin 2017

6e colloque sur les Technologies de l’Information et de la Communication en Milieu Urbain

Intervention –  HERBET Aurélie : Des flux urbains aux fictions situées : lire et écrire la ville entre marches, expériences poétiques et dispositifs médiatiques.

 

 Résumé 

Pratiquer la ville, la fouler de ses pas, l’observer, la sentir, jouer avec sa configuration spatiale, sont des opérations favorisant les relations à l’espace urbain, lequel se perçoit à travers la prise en compte de ses données, de ses flux numériques. Cette communication s’intéressera ainsi à la pratique artistique des fictions situées.

Les fictions situées sont des propositions poétiques et narratives mises en oeuvre par des dispositifs numériques mobiles et géolocalisés (via des smartphones). Depuis 2012 ce travail de recherche – entre pratique et retours théoriques -, se manifeste par des expériences dont le principe est de construire un imaginaire à partir d’un espace urbain, en s’imprégnant de ses reliefs, de sa géographie, de son architecture ou encore de son histoire. Ces dispositifs s’activent grâce à la collaboration de plusieurs participants construisant ensemble une proposition, un échange sonore ou encore photographique à partir d’une carte commune, tracée en temps réel sur l’écran de leur smartphone (via l’application Média Situés, développée par le collectif Orbe).

Entre déambulation, promenade, parcours ou encore course, ces expériences situées invitent à ce que nous appellerons une expérience fictionnelle incarnée. Plus qu’un simple déplacement physique auquel s’ajoute un scénario, c’est bien d’une réelle modification perceptive de l’espace qu’il s’agit de rechercher. On s’interrogera alors sur l’engagement du corps, ici considéré en tant que monteur et producteur de l’expérience tant physique, numérique qu’imaginaire.

Dans ce contexte, la découverte piétonnière de la ville s’associe à la collecte de données, de tracés cartographiques projetant le corps dans la construction d’une histoire, d’une autre manière de percevoir, de concevoir l’espace urbain à partir de créations poétiques et/ou narratives et de protocoles écrits en amont de ces marches à travers l’espace urbain. Selon des rhétoriques combinatoires, les marcheurs tournent des parcours, élaborent des styles et des usages déterminant une manière de faire particulière [1].

La ville comme « théâtre de flux[2] », la ville au-delà de son inlassable recommencement quotidien est dans ces pratiques un organisme à découvrir, à explorer afin de dévoiler ses « zones inconscientes[3] » et ce, au-delà de l’art qui pourtant fait jaillir cette pensée.

Nous décrirons précisément ces expériences mais nous nous attacherons également à étudier le champ lexical relatif à l’appropriation de territoires urbains (avec la distinction entre les termes d’espace, de lieu et de site) : « Le terme d’espace recouvre un champ d’acceptions extrêmement large qui repose autant sur des notions formelles et abstraites que sur l’expérience subjective et plus ou moins directe de la réalité[4]. » Que perçoit-on de l’espace, d’un espace ? Comment l’appréhende-t-on dans le cadre d’un dispositif artistique ? Aussi, loin du sens commun qui conçoit l’espace « comme un contenant vide, passif et neutre dans lequel on se meut pour agir[5] », les fictions situées s’attachent à établir des relations – sensibles, émotionnelles, imaginaires –, mais également à nouer, associer des espaces hétérogènes entre eux, que ceux-ci soient numériques, fictionnels ou tangibles.

Nous analyserons en outre la notion de site dans le contexte des expériences mobiles situées en situation urbaine. Si le lieu est déjà un espace chargé d’histoire, qui fait « appel au temps, à la mémoire[6] », le site apparaît selon Anne Cauquelin comme « la dialectique de l’espace et du lieu[7] » en se nourrissant des deux spatialités qu’il nie : « De l’espace, il garde le positionnement, la situation, l’établissement ponctuel et repérable sur une carte du territoire. […] Du lieu, en revanche, le site garde le trait principal qui est de mémorisation, d’enveloppement, d’environnement, qu’il s’agisse du milieu physique ou de milieu contextuel, comportemental et transmissible par les usages, ou bien d’archivage[8]. » Ainsi, selon nous, ce qui est à l’œuvre dans les Fictions situées, est le passage d’un espace pratiqué à un espace travaillé en tant que site. Nous développerons cette idée.

Cette communication s’appuiera largement sur nos expériences mais convoquera également un corpus d’oeuvres et d’expérimentations[9] dont les caractéristiques communes sont de concevoir la ville comme le matériau d’une exploration poétique (sonore, textuelle, video ou photographique). Dans ce cadre, nous préciserons les modalités engagées par ces dispositifs impliquant des situations fictionnelles en contexte de mobilité.

[1] « Ce que produit cet exil marcheur, c’est très précisément le légendaire qui manque à présent dans le lieu proche ; c’est une fiction, qui a d’ailleurs la double caractéristique, comme le rêve ou la rhétorique piétonnière, d’être l’effet de déplacements et de condensations. Corollairement, on peut mesurer l’importance de ces pratiques signifiantes (se raconter des légendes) comme pratiques inventrices d’espaces. De ce point de vue, leurs contenus n’en sont pas moins révélateurs, et plus encore le principe qui les organise. Les récits de lieux sont des bricolages. Ils sont faits avec des débris du monde ». Michel de Certeau, L’invention du quotidien, I. Arts de faire [1980], Paris, Gallimard, 1990, p. 160-161.

[2] Francesco Careri, Walkspaces. La marche comme pratique esthétique, Paris, Éditions Jacqueline Chambon, p. 96.

[3] Ibidem, p. 97.

[4] Paolo Amaldi, Espaces, Paris, Éditions de la villette, 2007, p. 17.

[5] Alain Alberganti, De l’art de l’installation. La spatialité immersive, Paris, L’Harmattan, 2014p. 157.

[6] Anne Cauquelin, Le site et le paysage, Paris, PUF, p. 78.

[7] Ibidem, p. 85.

[8] Ibidem.

[9] Avec le travail de Janet Cardiff, du collectif Orbe ou encore de Rimini Protokoll.

PARUTION DU MOOC DIGITAL MEDIA DE DECEMBRE 2016

 

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Un nouveau site pour le Collectif Hyperfictions.org, designé par Tomek Jarolim

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WORKSHOP « Interactions situées » entre Paris et Porto Alegre, du 1 au 7 Novembre 2016

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ARTICLE « Aurélie Herbet, chercheure artistique et numérique », Le Sorbonnaute, par Céliende Lebond. 
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JOURNEE D’ETUDE

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Présidente du Jury DNSEP option Communication, ESAM Caen/Cherbourg. 

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DNSEP ESAM Caen, Installation de Benjamin Tejero, juin 2016. 

Les épreuves du Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique option Communication se sont déroulées du mercredi 15 au vendredi 17 juin 2016 sur le site de Caen. Le jury était composé cette année de Aurélie Herbet (artiste, enseignante, docteure en arts plastiques et chercheure associée à l’École Nationale des Arts Décoratifs de Paris), Noëlle Pujol (artiste et réalisatrice), Laurent Zorzin (galeriste et éditeur), Jean-Jacques Palix (producteur et réalisateur) et Jean-Jacques Passera (artiste et enseignant à l’ésam Caen/Cherbourg). Pendant ces trois jours de passages, 16 candidats présentaient leurs travaux et 16 ont été diplômés. Toutes nos félicitations à Angèle Bari, Laurane Parrique (Mention), Claudia Metrop (Mention), Maud Dubuis (Mention), Romain Bonnet (Mention), Marion Laplanche, Jade Ronat-Mallié (Félicitations), Andréa Perez-Broceno, Benoît Razafindramonta (Félicitations), François Gremaud (Mention), Rachel Gravouil, Benjamin Tejero (Félicitations), Laura Wnuk (Félicitations), Sonia Gabriel, Justine Valtier, Thibaut Roques (Félicitations). Photos : Michèle Gottstein et Justine Viard

TABLES RONDES 

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EXPOSITION 

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Du 04 au 08 Avril 2016
A Sciences-Po Paris – 27 rue Saint-Guillaume, 75007 Paris

Avec : Jimmy Beauquesne, Tom Burtonwood, fleuryfontaine, Aurélie Herbet, Julien Levesque, Albertine Meunier, Jan Nikolai Nelles & Nora Al-Badri et Yves Netzhammer

Un projet réalisé avec Manon Klein, sur l’invitation du Bureau des Arts de Sciences-Po

L’exposition UN HISTORIQUE DE L’INTERNET cherche à tracer les grandes lignes de l’évolution du réseau depuis sa démocratisation. Sorte de condensé historique établi à partir de créations numériques, elle transforme le visiteur en utilisateur, dont les possibilités d’action dépendent de la période dans laquelle il est plongé.

Les trois salles d’exposition suivent la distinction développée en 2005 par l’activiste américain Tim O’Reilly dans son manifeste « What is web 2.0 ? ». Contrairement au web 1.0, bibliothèque d’hyperliens où l’utilisateur n’est que passif (ici, le simulacre d’une salle informatique), le web 2.0 permet à celui qui se connecte de participer activement à la production de contenus, tout en augmentant les possibilités de sociabilisation. Nous vivons actuellement dans cette ère et c’est donc par celle-ci que le visiteur accède à l’exposition. La salle « web 3.0 » (expression sujette à débat), soit celle des objets connectés, joue finalement avec les développements possibles du médium Internet. Elle se fait alors l’écho du lieu dans lequel elle se déploie : une école, soit un espace d’apprentissage, de recherche et d’expérimentation.

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Soutenance de thèse Aurélie Herbet

« Fictions situées : pratiquer et expérimenter l’espace entre fiction et dispositifs médiatiques »

Thèse de doctorat en Art et Sciences de l’art, mention Arts Plastiques
Sous la direction de Monsieur le Professeur Bernard Guelton
Université Paris I Panthéon-Sorbonne

Membres du jury 

Monsieur Xavier Boissarie
Expert en réalité augmentée et jeux pervasifs, collectif Orbe. (Expert)

Monsieur Éric Bonnet
Professeur des universités, Arts plastiques,
Université Paris 8 Saint-Denis. (Rapporteur)

Monsieur Bernard Guelton
Professeur des universités, Arts plastiques,
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. (Directeur de thèse)

Madame Alexandra Saemmer
Professeure des universités, Sciences de l’Information et de la Communication,
Université Paris 8 Saint-Denis. (Rapporteur)

Monsieur Yann Toma
Professeur des universités, Arts plastiques,
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. (Examinateur)

Résumé :

Cette thèse porte sur la pratique artistique des Fictions situées. Elle cherche à explorer les nouvelles formes fictionnelles issues d’une expérience tant de l’espace tangible et sensible que de l’usage de dispositifs médiatiques. En quoi les fictions situées proposent-elles d’autres modes d’appréhension de l’espace tangible tandis qu’elles immergent dans des univers fictionnels ? Dans cette perspective, plusieurs notions sont abordées et envisagées selon le cadre resserré de la pratique plasticienne. Si la question du dispositif abonde depuis une dizaine d’années, et reste circonscrite aux définitions de Michel Foucault et Giorgio Agamben, il s’agit de l’interroger de nouveau au regard du champ artistique. Entre mobilité spatiale et découverte d’une fiction, il s’agit pour le spectateur de déployer des imaginaires selon les dispositifs médiatiques mis en œuvre (installations visuelles et sonores, interactives, tablettes numériques ou encore smartphones). Pour cette recherche, nous proposons d’abord un cadre conceptuel préalable, fondé sur les théories de la fiction issues des disciplines narratologiques, philosophiques et sociologiques. La deuxième partie s’attache à comprendre les mutations qu’engage l’intrication entre fiction et dispositifs médiatiques dans le contexte de la création artistique moderne et contemporaine, en regard des pratiques historiques concernant tant les champs du cinéma (avec l’étude de l’expanded cinema) que de la littérature numérique (via l’analyse des hyperfictions). La troisième partie se concentre sur l’expérience vécue et pratiquée de l’espace en situation d’exploration située. Par l’analyse de travaux (personnels ou réalisés avec collectif Hyperfiction.org), se déployant tous selon plusieurs versions, il s’agit en outre de voir comment cette pratique plasticienne engage des mises en œuvre processuelles ayant fait avancer constamment le concept plastique de fiction située.

Mots-clés : Corps, Espace, Expérience, Dispositif médiatique, Fiction, Hyperfiction, Hypertexte déambulatoire, Installation, Intermédialité, Montages, Récit, Théorie de la réception.

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« MOBILITES ET RECITS DANS L’ESPACE URBAIN : CONSTRUCTION, RECEPTION ET PARTICIPATION »

COLLOQUE, EXPOSITION, WORKSHOP
27 aout – 15 septembre 2015
RIO DE JANEIRO

COLLOQUE

3 – 4 septembre 2015

La figure du marcheur, celle du flâneur, « l’art en déplacement » ont animé massivement les pratiques et les réflexions en art contemporain depuis une dizaine d’années. Le flâneur baudelairien, la dérive situationniste et dans une moindre mesure les pratiques du Land art (Hamish Fulton, Richard Long) ont nourri en arrière plan la réflexion sur ce nouveau paradigme. « L’œuvre » s’expérimente hors de l’institution, dans l’espace urbain et à l’échelle planétaire. Une « cinéplastique » est à l’œuvre qui se soucie avant tout de gestes, de performances, d’attitudes et non plus d’objet. Les traces laissées sur place, les enregistrements photographiques ou vidéographiques témoignent de cette « nouvelle » mobilité et permettent de construire les récits de ces expériences. Si les récits sont à reconstruire par le spectateur, l’antériorité des gestes et la figure de l’artiste restent déterminants.

En parallèle, dès 2001, des collectifs d’artistes issus du théâtre participatif, comme le groupe Blast Theory ou Rimini Protokoll s’emparent du territoire urbain dans sa dimension réelle et fictionnelle, physique et numérique. à travers l’utilisation du téléphone portable et ses capacités de géolocalisation. Cette fois la création est non seulement collective, mais l’expérience des participants également. L’expérience de l’espace se construit collectivement et s’inscrit dans une dimension spatiale et narrative. L’environnement technologique et culturel, les visées sociales et politiques animent les scénarios ludiques qui sont mis en œuvre. Les partitions entre construction, réception et participation aux récits qui sont mis en œuvre deviennent poreuses sans disparaître pour autant. Les supports sensoriels et médiatiques des scénarios transitent d’un lieu à un autre, du son à l’image, du texte informatif au texte fictionnel ou vice versa. Ils engagent la construction et l’expérience de récits interactifs et transmédiatiques.

La construction, la réception et la participation aux récits qui servent de supports aux interactions entre les concepteurs et les participants forment désormais trois moments essentiels qu’il s’agit d’éclairer, d’expérimenter et d’analyser.
– Concernant la figure du marcheur, il s’agira de s’interroger sur la capacité des documents et œuvres disponibles à constituer des récits pour les « spectateurs » et à engager leurs réceptions.
– Au sujet des dispositifs artistiques en réalités alternées, le triple jeu de la construction, de la réception et de la participation pourra constituer le centre des études analysées.
Ce sont donc les questions de la priorité et de la dépendance entre ces trois moments qui deviendront essentielles. Si la réception et la participation forment des régimes plutôt complémentaires, celui de la construction des récits sera davantage envisagé comme préalable à la réception et à la participation, sans oublier néanmoins les situations où ces trois moments se construisent réciproquement.

EXPOSITION
2 septembre – 15 septembre

Le colloque « Mobilités et récits dans l’espace urbain » sera accompagné d’une exposition de 6 jeunes artistes et chercheurs appartenant à l’université UERJ, Sorbonne Paris 1 et Uberlandia dans le parc et la maison du jardin botanique à Rio. Les installations présentées feront appel à différents médiums : vidéos, photographies, dispositifs sonores, textes, de façon unique ou combinée.
Nikoleta Kerinska, Edith Magnan, Aurélie Herbet, Jacqueline Siano, Leandra Lambert, Isabel da Cunha, Caroline Sébilleau.

 

 

WORKHOP Rio de Janeiro / Paris
30 aout – 31 aout

Dans le cadre du projet de jeu en réalités alternées « Hupareel » entre Paris-Shanghai-Montréal, un workshop Rio de Janeiro / Paris se tiendra préalablement au colloque et ajoutera donc une quatrième ville à la ville virtuelle et fictionnelle d’Hupareel. En évoluant et en interagissant simultanément dans les villes de Rio et de Paris, les marcheurs et participants dans ces deux villes exploreront une nouvelle face de la ville d’Hupareel. Les vidéos et expériences de ce workshop seront présentées également dans le cadre de l’exposition.

RÉSIDENCE ET RESTITUTION PUBLIQUE 

  • Collectif Hyperfiction.org, Conduit d'aération, installation déambulatoire, juin 2015.

Le collectif Hyperfictions est en résidence artistique à la MSH Paris Nord du 16 mars au 16 avril 2015.

Conduit d’aération est en résidence à la MSH Paris Nord – studio CAP DIGITAL, du 16 mars au 16 avril 2015.
Restitution publique de l’installation les 14, 15 et 16 avril 2015 à l’occasion de l’ouverture des nouveaux locaux de la MSH Paris Nord.

scénographie : Lucile Haute et Aurélie Herbet
application Lecture : Tomek Jarolim
textes : Alexandra Saemmer et Julien Pénasse
montage son : Lucile Haute et Aurélie Herbet
vidéos intégrées : Lucile Haute
photographies de l’installation : Lucile Haute et Tomek Jarolim
avec le soutien du Labex Arts-H2H

Maison des Sciences de l’Homme Paris Nord
20 av. Georges Sand, La Plaine-Saint-Denis
Métro Front Populaire (L12)

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PUBLICATION, OUVRAGE « LES FIGURES DE L’IMMERSION », PUR 

Article « La carte comme vecteur d’immersion dans le champ des arts plastiques », co-écrit avec Edith Magnan.

Les figures de l’immersion

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Dans cet ouvrage, les jeux vidéo, les jeux en réalités alternées, le contexte de la physiologie du comportement, les pratiques artistiques, cartographiques et expositionnelles, les chatterbots, les œuvres sonores exemplifient, enrichissent et actualisent la réflexion sur le paradigme immersif dans l’art contemporain. La singularité des points de vue sur les immersions permet de mieux comprendre la diversité de nos expériences en interaction avec des situations construites et vécues, qui en retour, interroge de nouvelles relations à l’art et au jeu.

Contributions : Étienne Amato, Alain Berthoz, Olivier Caira, Bernard Guelton, Aurélie Herbet et Edith Magnan, Nikoleta Kerinska, Luc Larmor, Sandrine Morsillo et Bruno Trentini.

Avec le concours de l’équipe de recherche Fictions & Interactions, UMR ACTE 8218, université Paris I Panthéon-Sorbonne-CNRS.

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Après-midi recherche et création jeudi 13 novembre 2014

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Depuis la création des départements d’arts plastiques dans les universités voici quarante ans, la figure de l’artiste-chercheur ou du chercheur-artiste demeure problématique. Au sein des cadres institutionnels de la recherche universitaire se sont renouvelées les tentatives de concilier théorie et pratique. Les initiatives se multiplient aujourd’hui au sein d’écoles d’art et des regroupements d’établissements supérieurs.
Cet après-midi dédié à la recherche-création et organisé en collaboration avec l’EnsadLab donnera la parole à de jeunes chercheurs de différents statuts (doctorants, étudiants-chercheurs, artistes) qui, chacun à leur manière, tenteront d’expliciter comment s’articule, pour eux, le rapport entre la théorie et la pratique. Comment se concilient les périodes de création et de théorisation, depuis les étapes d’expérimentation, d’ajustements, de mise en forme, jusqu’aux présentations publiques et documentation. Comment se vivent, pour les jeunes chercheurs en école d’art et en université, les temps de la recherche en art ?

Après-midi dédié à la recherche-création organisé en collaboration avec L’EnsadLab et coordonné par Lucile Haute dans le cadre du colloque ‘Le sujet digital : temporalités’ organisé par Pierre Cassou-Noguès (EA 4008), Claire Larsonneur (EA 1569) et Arnaud Regnauld (EA 1569) et soutenu par le Labex Arts-H2H
labex-arts-h2h.fr/fr/le-sujet-digital-57.html
sujetdigital.labex-arts-h2h.fr/
ensad.fr/actualites/temporalites

 

PUBLICATION – REVUE SCIENTIFIQUE HYBRID, PUV

Capture d’écran

Article  » Le projet Immaterial Art Stock ; Enjeux et problématiques de la conservation d’œuvres créées au sein des « espaces immersifs partagés » »

Immaterial Art Stock est un projet de recherche initié en 2012 par deux étudiants-chercheurs, Aurélie Herbet et Frederick Thompson, dans le cadre du laboratoire EN-ER (Espace Numérique-Extension de la Réalité) de l’EnsadLab. Ce projet est dédié à la conservation, la documentation et la diffusion d’œuvres réalisées au sein des espaces 3D partagés (de type Second Life, OpenSim ou Real Xtend). Dès les années 2000, des artistes se sont emparés des espaces hybrides, à la fois comme medium et comme espace d’exposition de leur travail. L’aspect tridimensionnel et la possibilité d’interagir, via un avatar, avec le public ont permis aux artistes d’initier de nombreuses formes plastiques telles que des sculptures, des installations, des performances mais aussi des concerts ou des projections de films. Ces œuvres, de par leur nature expérimentale et leur instabilité technologique, sont vouées à disparaître à court terme. En tant que plasticiens et chercheurs investis dans ces espaces et sensibles aux problématiques que ces œuvres soulèvent, il nous a semblé important de réfléchir à des techniques de sauvegarde. Dans cet article, nous présentons les principaux objectifs de notre projet (l’identification, la conservation et la documentation de ces œuvres), ainsi que les enjeux théoriques relatifs à cette initiative. Nous abordons les problématiques liées à la conservation de ces œuvres telles que l’obsolescence programmée des logiciels, la compatibilité des programmes ou encore le caractère éphémère de certains dispositifs artistiques. Quelle est la nature de l’œuvre déplacée de son contexte d’origine ? Est-ce seulement une « documentation » de l’œuvre initiale ? Un fragment, un « fantôme », une reproduction ? À travers cette contribution, il s’agira de soulever ces problématiques, mais aussi de réfléchir à des actions de sauvegarde plus pérennes que celles envisagées actuellement.

Article publié au sein de la revue Hybrid, revue des arts et médias numériques.

« La revue Hybrid s’inscrit dans le vaste champ de réflexion des humanités digitales. Elle met l’accent en particulier sur la relation entre les technologies numériques et les pratiques artistiques et littéraires, mais aussi sur la place du sujet dans les environnements numériques et les pratiques de recherche transformées par le numérique. La publication scientifique « augmentée », les approches du patrimoine numérisé et numérique, les formes et figures d’un art « post-numérique » et les enjeux de la formation à une « culture numérique », sont aussi au cœur des thèmes abordés par la revue Hybrid.« 

LOGO PUVlogo-labexlogop8

 

 

EXPOSITION

CE QUE LE SONORE FAIT AU VISUEL au Château de Servières
Vernissage le 21.10.2013
Exposition du 22.10 au 21.12.2013

Affiche

Avec Filomena Borecka, Anaïs de Chabaneix, Charlotte Charbonnel, Claire Chesnier, Aurélie Herbet, Michaël Jourdet, Farah Khelil, Astunobu Kohira, Jérôme Pierre, Magali Sanheira, Frédéric Kahn & Véronique Verstraete*, Bill Van Cutten, Koki Watanabe.

Commissariat Jeune Création & Françoise Docquiert et Richard Conte

« Si tu veux dessiner, ferme les yeux et chante ! ».
Ce conseil poétique donné par Picasso, dit d’emblée ce que le sonore peut faire au visuel quand il en embrasse le projet. Mais ce sont les yeux grands ouverts que beaucoup d’artistes écoutent la radio dans leur atelier, d’autres travaillent en silence ! Qui saurait dire l’incidence de ce fait apparemment anodin, sur la formalisation des œuvres ? Au-delà de cette situation somme toute traditionnelle, il y a de nos jours, une prise de conscience poïétique des effets que les dispositifs sonores produisent dans le visible et quelle sorte de plasticité, ils sont susceptibles de provoquer. Nombre de créations, par le truchement d’objets ou de constructions, avec ou sans les moyens de la photo ou de la video, de l’acoustique ou de l’électronique, ont parfois le sonore pour source. Certaines performances dont le corps est toujours le centre, prennent forme dans l’expression de la voix ou dans des battements du cœur. D’aucuns écoutent la rumeur des villes, le crissement des arbres le bourdonnement des abeilles ou le silence de la peinture. Le paradigme ici ouvert est infini mais rigoureux : car ce qui importe, c’est la trajectoire créatrice du sonore vers le visuel et non l’inverse. Le son, pour une fois, sera donc ici premier.
Richard Conte.

Château de Servières
Le Bastide
Place des compagnons bâtisseurs
13105 Marseille
du mardi au samedi de 15h à 19h

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Télécharger le communiqué de presse.

*Partie sonore issue d’une commande du Centre National des Arts Plastiques et de France Culture, Véronique Verstraete 2013.
http://nouvoson.radiofrance.fr/ et Beaux-Arts de Nantes
** Visuel de Bill Van Cutten, Score (détail), 2013. Impression numérique sur papier.

COMMUNICATION – COLLOQUE MEDIA ART HISTORIES 2013

Riga /8 – 11 Octobre 2013 – http://renew.rixc.lv/sessions/archiving.php?s=aurelie-herbet